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Bulletin

Principales conclusions des aperçus du marché canadien de CVCA pour T1 2020

Fasken
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Bulletion droit des sociétés et droit commercial

L’Association canadienne du capital de risque et d’investissement (CVCA) a publié ses aperçus du marché canadien pour le premier trimestre de 2020, lesquels sont fondés sur les données fournies volontairement par un éventail de firmes de capital de risque et de capital de développement. Consultez les aperçus disponibles pour le capital de risque (PDF) et pour le capital de  développement(PDF). Les points importants à retenir sont les suivants :

Aperçu du marché canadien du capital de risque

Les investissements pour le premier trimestre ont totalisé 831 millions de dollars, répartis sur 117 transactions. Il s’agit d’une baisse de 7 % par rapport à la même période en 2019, ce qui suggère une baisse notable (quoique non importante) des activités d’investissement du capital de risque. Cependant, ce résultat indique une chute de 45 % d’un trimestre à l’autre, ce qui constitue la chute la plus prononcée, depuis cinq ans, de l’activité d’investissement en capital de risque entre le quatrième et le premier trimestre. Ces investissements en capital de risque se répartissent comme suit :

  • Trois mégatransactions de plus de 50 millions de dollars ont représenté 30 % du total du capital investi. Près des deux tiers des transactions (75 sur 117) étaient constitués de petites transactions de moins de 5 millions de dollars.
  • Les entreprises ontariennes ont reçu la grande majorité des investissements (61 %), suivi des entreprises de la Colombie-Britannique (20 %) et du Québec (12 %).
  • En termes de secteurs d’activité, les entreprises des technologies de l’information et des communications ont empoché de la grande part des investissements (représentant à 54 % des investissements en capital de risque), suivi des sociétés des sciences de la vie (représentant 21 %). La moitié du capital investi a été attribué à des entreprises en phase de démarrage.
  • Les firmes les plus actives en termes du nombre de rondes de financement étaient Desjardins Capital et BDC Capital, alors que les firmes les plus actives en termes de montant investi étaient TELUS Ventures et iNovia Capital.

Le rythme des sorties financées par du capital de risque a également ralenti considérablement au premier trimestre, avec seulement 3 sorties de F&A non divulguées (par rapport à la moyenne trimestrielle de dix).

• En regardant l’ensemble des montants investis et du nombre de transactions au premier trimestre comparativement aux trimestres individuels sur les quatre dernières années, les données ne sont pas aussi terribles que ce qui était prévu. Cependant, comme l’indique le CVCA, les performances relativement solides du premier trimestre tiennent compte en partie de la réalité économique pré-COVID-19. Une poursuite de la baisse des investissements de capital de risque au deuxième trimestre et possiblement au troisième trimestre est prévue, car les investisseurs conserveront vraisemblablement leurs fonds de réserve pour les sociétés de portefeuille existantes. De plus, les réalités de la distanciation physique rendront difficile la vérification diligente liée à de nouveaux investissements.

Aperçu du marché canadien du capital de développement

• À titre de note préliminaire, les données analysées ne visent que des transactions soumises jusqu’en mars 2020. Par conséquent, contrairement à l’aperçu du marché du capital privé, cette étude ne tient pas compte des effets de la COVID-19.

•  Les investissements pour le premier trimestre ont totalisé 4,7 milliards de dollars, répartis sur 146 transactions. Il s’agit d’investissements du premier trimestre les plus élevés depuis 2018. Par rapport à la moyenne sur 4 ans, le rythme des transactions pour le premier trimestre était légèrement supérieur à la moyenne (140), mais les dollars investis ont été inférieurs de 9 % par rapport à la moyenne de 5,2 milliards de dollars. Ces investissements de capital de développement se répartissent comme suit :

  • 85 % des flux de transactions (95 sur 112 transactions avec des valeurs divulguées) étaient constitués de transactions de petite ou moyenne taille dont les valeurs étaient inférieures à 25 millions de dollars.
  • Les activités de capital de développement pour le premier trimestre se sont concentrées au Québec et en Ontario. Bien que l’Ontario ait mené en termes des transactions de capital de développement de type rachat et ajout, le Québec était premier en termes de transactions de type croissance par une marge importante. Globalement, le Québec se trouve en première place, comptant 82 transactions de capital de développement totalisant 3,6 milliards de dollars. Montréal constituait le centre administratif le plus important des transactions, récoltant la vaste majorité de ces transactions québécoises. L’Ontario a suivi avec moins de la moitié des transactions (40) assorties de valeurs significativement plus basses (220 millions de dollars). En troisième place, on trouve l’Alberta, qui n’a connu que sept transactions, lesquelles ramassaient par contre pour 766 millions de dollars d’investissement de capital de développement au total.
  • Le secteur des entreprises du pétrole, gaz et énergie représentait le secteur d’investissement le plus important (totalisant plus de 1,6 milliard de dollars d’investissements de capital de développement), mais n’a compté que quatre transactions. Les autres secteurs bien représentés sont les entreprises du secteur industriel et manufacturier (comptant pour environ 25 % des transactions et représentant plus de 1 milliard de dollars d’investissement de capital de développement au total) et les entreprises du secteur des technologies de l’information et des communications (comptant pour environ 14 % des transactions et représentant un total d’environ 50 millions de dollars d’investissement de capital de développement).
  • L’investisseur de capital de développement le plus actif en termes de nombre de rondes de financement a été Desjardins Capital avec 47 transactions, alors que l’investisseur de capital de développement le plus actif en termes de montant investi a été la Caisse de dépôt et placements du Québec (CDPQ), avec plus de 2,6 milliards de dollars investis.

•  Bien que le rythme de sorties de capital de développement ait ralenti, il y a eu des transactions notables, y compris trois sorties majeures sous forme de F&A à des acheteurs privés et un premier appel public à l’épargne (PAPE).

•  Bien que la COVID-19 pourrait certainement occasionner un ralentissement au cours des prochains trimestres, la CVCA est d’avis qu’il pourrait y avoir de bonnes nouvelles pour les firmes de capital de développement et les entreprises dans lesquelles elles décident d’investir. En période de difficulté économique, le soutien d’un partenaire de capital de développement est susceptible d’apporter des liquidités supplémentaires et d’offrir une aide sur le plan des opérations et des réseaux et de l’expertise, permettant ainsi de minimiser l’impact de la COVID-19.

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