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Trucs de rédaction éclair pour les clauses de règlement des différends : Bulletin no 10 – Prévoir la participation éventuelle de tiers à un différend

Fasken
Temps de lecture 2 minutes
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Bulletin Litiges et résolution de conflits

Le présent bulletin, le dixième de notre série Trucs de rédaction éclair pour les clauses de règlement des différends, vise à fournir aux parties à la négociation d’ententes commerciales des conseils rapides et pratiques pour élaborer des clauses efficaces de règlement des différends. Ce bulletin souligne l’importance de tenir compte, dès l’étape de la négociation d’une entente commerciale, de la possibilité que des tiers soient impliqués dans un différend éventuel ou touchés par celui-ci. Cette question a une incidence qui va au-delà de la rédaction d’une clause et s’étend à celle de savoir s’il convient d’inclure ou non une clause d’arbitrage. 

L’arbitrage est fondamentalement de nature contractuelle. Cette considération revêt une importance particulière dans les litiges impliquant des entités qui ne sont pas parties à la convention d’arbitrage. Contrairement aux tribunaux judiciaires, les tribunaux d’arbitrage n’ont généralement pas compétence à l’égard des tiers non-signataires. Si un différend implique, par exemple, une société mère, une filiale, un garant ou un intervenant clé dans le projet qui n’est pas partie à la convention d’arbitrage, une partie pourrait devoir composer avec plusieurs instances ou se retrouver sans recours arbitral.

Rédiger en tenant compte des autres parties

Il existe diverses stratégies à envisager lors de la négociation d’une convention commerciale afin de réduire le risque de multiplication des instances ou de se retrouver sans recours en raison de l’implication d’autres personnes ou entités.

  • Convention d’arbitrage multipartite – Déterminez si, dans le cadre d’une négociation commerciale, d’autres entités accepteront d’être liées par la convention d’arbitrage. Cette convention peut, en pratique, être dissociée du reste des modalités commerciales, de sorte que certaines parties peuvent adhérer uniquement aux dispositions relatives au règlement des différends.
  • Contrôle de la société mère – Déterminez si la partie contractante acceptera de veiller à ce que les filiales sous son contrôle consentent à devenir parties à un éventuel arbitrage les impliquant.
  • Recours aux règles institutionnelles – Envisagez d’intégrer, dans la clause d’arbitrage, les règles d’une institution d’arbitrage qui offre une plus grande souplesse à l’égard des tiers non-signataires. Certaines règles institutionnelles permettent à une partie de demander unilatéralement qu’un tiers se joigne à l’arbitrage. Par exemple, en vertu du règlement d’arbitrage 2026 de la Chambre de commerce internationale (CCI), une partie peut demander l’ajout d’une partie additionnelle. Cette démarche est beaucoup plus simple avant la confirmation ou la nomination d’un arbitre, puisque, par la suite, l’intervention requiert généralement l’accord à la fois du tribunal arbitral et de la partie additionnelle. Le règlement de l’International Centre for Dispute Resolution (ICDR) prévoit des dispositions similaires. Cela dit, une partie non signataire ne peut généralement pas être contrainte de participer à un arbitrage en vertu de ces règles en l’absence d’un fondement juridique permettant de la lier à la convention d’arbitrage.

    En outre, les règles de la CCI et de l’ICDR permettent aux parties de demander la consolidation de plusieurs arbitrages portant sur le même sujet ou impliquant des parties communes.
  • Recours judiciaire devant les tribunaux – Si la structure de l’opération envisagée rend peu probable que toutes les parties nécessaires consentent à l’arbitrage, il peut être opportun de se poser la question suivante : vaut-il mieux s’en remettre aux tribunaux judiciaires? Ces tribunaux disposent généralement de pouvoirs plus étendus pour entendre les litiges multipartites, notamment pour ordonner l’intervention des tiers nécessaires et éviter les procédures parallèles.

En fin de compte, l’essentiel lors de la négociation d’une entente consiste à voir au-delà de son cocontractant immédiat et de tenir compte des autres parties susceptibles d’être impliquées en cas de différend. Le principe de la relativité des conventions peut poser des problèmes importants dans certains litiges. Une rédaction réfléchie peut toutefois atténuer les risques et permettre d’économiser beaucoup de temps et d’argent ultérieurement.

Pour ne rien manquer

Pour en savoir plus, consultez les bulletins précédents de notre série Trucs de rédaction éclair pour les clauses de règlement des différends :

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Auteurs

  • Matthew Ghikas, FCIArb, Associé | Énergie et Climat, Secteur pétrolier et gazier, Vancouver, BC, +1 604 631 3191, [email protected]
  • Maria Braker, Avocate-conseil | Litiges et résolution de conflits, Montréal, QC, +1 514 657 5075, [email protected]
Matthew Ghikas, Associé | Énergie et Climat, Secteur pétrolier et gazier Matthew Ghikas, FCIArb Associé | Énergie et Climat, Secteur pétrolier et gazier Vancouver, BC +1 604 631 3191
Maria Braker | Litigation and Conflict Resolution Lawyer in Montréal Maria Braker Avocate-conseil | Litiges et résolution de conflits Montréal, QC +1 514 657 5075

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