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Le changement, toujours à l’avant-plan : un secteur de l’énergie en transition et le pari de « Reconstruire en mieux »

Fasken
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Bulletin Énergie

La COVID-19, la chute du prix du pétrole, les replis économiques et une prise de conscience mondiale et un désir voulant que la manière dont le monde s’approvisionne en énergie et la consomme doit évoluer par rapport au modèle actuel, voilà ce qui caractérise l’ère énergétique dans laquelle on vit. Au cours des prochains mois, le groupe Énergie de Fasken, dans une série de bulletins spéciaux intitulée « Transitions Énergétiques », s’intéressera aux défis et aux occasions qui se présentent dans secteur de l’énergie à l’échelle mondiale, alors que le monde se tourne vers une économie verte et sans émissions de carbone.

Même avant la pandémie de la COVID-19, des changements fondamentaux ont touché le secteur de l’énergie. Le fonds souverain de la Norvège s’est dessaisi de ses actifs dans quatre importantes sociétés de l’Alberta impliquées dans l’exploitation des sables bitumineux pour des raisons apparemment liées aux enjeux éthiques des émissions de carbone. Enbridge Inc., la plus grande société pipelinière en Amérique du Nord, modifie la composition de ses actifs pour refléter la transition énergétique en cours en investissant une partie croissante de son capital dans des projets de gaz naturel et d’énergie renouvelable. Bien que les investisseurs dans le secteur de l’énergie se soient concentrés davantage sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), la pandémie de la COVID-19 a également soulevé d’importantes questions liées à l’approvisionnement, à la  dépendance et à la sécurité énergétique. Lorsque nous émergerons de la pandémie de COVID-19 actuelle, le secteur de l’énergie sera totalement différent.

La demande énergétique s’est contractée à l’échelle mondiale. Une guerre des prix et une chute de la demande ont causé une crise dans le secteur du pétrole et du gaz. L’énergie renouvelable a fait preuve de résilience face à la pandémie de la COVID-19, mais les investissements dans l’énergie renouvelable seront-ils maintenus? Les ventes de véhicules ont considérablement été touchées - cela offrira-t-il une occasion ou une menace pour l’industrie des véhicules électriques? Étant confrontées à de plus faibles revenus et à des conditions de négociation plus difficiles, il est ardu de prédire comment les sociétés justifieront une augmentation des dépenses en efficacité énergétique et réduction des émissions.

La première ministre de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, a promis, d’atteindre 100 % d’énergie renouvelable d’ici 2030.

À quoi peut-on s’attendre?

Puisque certains budgets en immobilisations ont été amputés, plusieurs initiatives écologiques ont été reléguées au second plan. En vue de poursuivre le verdissement de leur programme, plusieurs gouvernements accordent de l’aide financière d’urgence conditionnelle à des communications d’information liées au climat indiquant que le prestataire de l’aide gère les risques liés au climat et contribue à atteindre ses engagements aux termes d’engagements internationaux comme l’Accord de Paris. Au même moment, les gouvernements présentent des plans de reprise économique centrés sur les projets d’infrastructure qui semblent avoir été conçus durant la période qui a suivi la Seconde Guerre mondiale.

Dans cet environnement dynamique, on voit arriver de nouveaux joueurs et les anciens joueurs font preuve d’innovation. Les principales sociétés de pétrole et de gaz investissent massivement dans l’énergie verte et ont déjà joué un rôle important dans les progrès qui ont fait en sorte que des sources d’énergie renouvelable comme l’énergie éolienne et solaire soient devenues économiques et concurrentielles à grande échelle. De nouveaux investissements ciblent actuellement le gaz naturel et l’hydrogène renouvelables, tout en explorant l’utilisation de solvants afin de réduire drastiquement les émissions provenant des sables bitumineux thermiques. Les solutions visant l’hydrogène (en anglais) et le stockage d’énergie (en anglais) sont bien placées pour être avantagées par les mesures de stimulations gouvernementales. Est-ce que ce sera suffisant pour placer ces technologies sur une trajectoire de croissance similaire à celle d’autres sources d’énergie renouvelable comme l’énergie solaire et l’énergie éolienne au cours de la dernière décennie?

Le discours du Trône : la vision du Canada pour un avenir énergétique vert

Le 23 septembre 2020, le gouvernement a présenté son discours du Trône faisant état de son programme et de ses priorités politiques lors de la reprise de la session parlementaire. Le discours a rappelé l’importance de l’action pour le climat, la place qu’elle occupera dans la reprise après la pandémie au Canada, et comprenait un segment qui se concentrait entièrement sur un avenir vert. La mise à jour économique de l’automne qui viendra plus tard cette année présentera des mesures visant à mettre en œuvre les engagements du gouvernement.

Pour commencer, le gouvernement s’est engagé à surpasser ses objectifs climatiques de 2030 annoncés antérieurement et de légiférer sur l’objectif de zéro émission nette d’ici 2050. Les investissements dans les infrastructures seront une priorité, avec des investissements dans la rénovation des maisons pour les rendre plus écoénergétiques, et des projets qui réduiront les effets des catastrophes climatiques comme les inondations et les feux de forêt, ainsi que la création de plus d’options de transport en commun. Le gouvernement utilisera le Fonds pour l’énergie propre pour supporter des projets comme la boucle de l’Atlantique qui permettra de fournir les surplus énergétiques à des communautés qui délaissent le charbon. Comme on pouvait s’y attendre, le gouvernement s’est engagé à continuer de taxer le carbone, le discours indiquant clairement que « [i]l ne devrait pas être permis de polluer gratuitement ».  

Le discours présentait la promesse d’attirer les investissements dans les technologies zéro émission au moyen d’un nouveau fond, et réduira de moitié le taux d’imposition des sociétés pour ces produits et entreprises admissibles. Alors qu’il innove en matière de solutions propres, le gouvernement fédéral s’engage à fournir du soutien au secteur de l’énergie en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador pour mettre en place ces projets verts.

« [TRADUCTION] Nous savons que le monde se dirige vers une meilleure efficacité énergétique. Nous savons que le monde délaisse de plus en plus le carbone. Nous savons que le monde se dirige vers davantage d’énergie renouvelable. Le monde s’en va dans cette direction. » Justin Trudeau, premier ministre du Canada, 2020

Enfin, le discours comprenait un engagement à faire du Canada le territoire le plus concurrentiel en matière de produits zéro émission et de sociétés de technologies propres, et il est évident que l’avenir vert sera une priorité pour ce gouvernement dans les années à venir.

Investissements du Canada à venir dans les infrastructures

Le 1er octobre, le gouvernement du Canada a présenté davantage de détails au sujet de leur plan de dépenses en infrastructures de 10 milliards de dollars, comprenant :

Ces investissements financés par les contribuables visent à stimuler les investissements du secteur privé, à tirer la valeur maximale de chaque dollar.

La transition énergétique dans un climat économique difficile

L’engagement du gouvernement du Canada de « reconstruire en mieux » n’est qu’une  illustration d’un phénomène plus large; des engagements similaires sont formulés par d’autres gouvernements ailleurs dans le monde. L’économie mondiale est à la croisée des chemins, tout comme le secteur de l’énergie.

« [TRADUCTION] Nous [la Chine] visons un sommet des émissions de CO2 avant 2030 et l’atteinte de la neutralité carbone avant 2060 ». Xi Junping, président de la Chine, 2020

Ce que nous voyons se dessiner est littéralement une nouvelle configuration des approvisionnements en énergie à l’échelle mondiale. Dans une série de bulletins spéciaux intitulée « Transitions Énergétiques », le groupe Énergie de Fasken s’intéressera aux défis et aux occasions qui se présentent aux acteurs existants et aux nouveaux participants du secteur de l’énergie dans le cadre de cette nouvelle configuration des approvisionnements en énergie mondiale.

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