Définition de « travail forcé » dans le PL C-35
Principaux aspects de la loi proposée
- Interdiction générale :
Les marchandises produites, en tout ou en partie, par recours au travail forcé sont interdites d’importation. Le terme « produit » englobe toute marchandise cultivée, assemblée, fabriquée ou extraite. - Pouvoirs de rétention :
Les agents des douanes peuvent retenir les marchandises suspectes pour une période d’au plus 90 jours (ou toute période plus longue prévue par règlement) pour décider si elles ont été produites par recours au travail forcé. - Surveillance judiciaire :
Les décisions prises en vertu de la Loi ne sont pas assujetties aux processus d’appel ou de réexamen habituels de la Loi sur les douanes . En revanche, elles sont susceptibles de contrôle judiciaire en vertu de la Loi sur les Cours fédérales . - Liste présomptive :
Le ministre des Affaires étrangères (avec l’aide des autres ministres fédéraux et de l’Agence des services frontaliers du Canada) est autorisé à établir une liste de marchandises (indiquant le producteur, le pays ou la région) dont il existe des motifs raisonnables de soupçonner qu’elles sont produites par recours au travail forcé. - Renseignements exigés :
Les importateurs de marchandises figurant sur la liste présomptive doivent, à la demande d’un agent des douanes, fournir à l’Agence des services frontaliers du Canada les renseignements réglementaires de traçabilité des chaînes d’approvisionnement. -
Présomption d’interdiction : S
i l’importateur ne fournit pas les renseignements exigés pour les marchandises figurant sur la liste présomptive, ces marchandises sont réputées interdites d’importation. - Modèle de recouvrement des frais :
Les importateurs et les propriétaires de marchandises interdites sont solidairement responsables du paiement des frais engagés par le gouvernement en lien avec la rétention, l’entreposage, le transport ou la disposition de celles-ci.
Alignement stratégique : comparaison entre le modèle américain et le règlement de l’UE
Conséquences pour les entreprises
- Renforcer la traçabilité :
S’assurer d’avoir la documentation nécessaire pour pouvoir retracer toute la chaîne d’approvisionnement des produits importés. - Accroître la vérification :
Envisager la mise en œuvre de mesures de vérification fondées sur les risques, y compris une vérification indépendante, pour les chaînes d’approvisionnement représentant un risque accru. - Faire le suivi de la liste présomptive :
Identifier et évaluer l’exposition au risque des secteurs, des régions ou des fournisseurs susceptibles de faire l’objet d’un examen plus approfondi. - Évaluer le risque de responsabilité :
Évaluer les répercussions financières du modèle de recouvrement des frais, y compris la responsabilité potentielle liée à la rétention, à l’entreposage, au transport et à la disposition des marchandises. - Se tenir au fait du processus législatif :
Surveiller l’avancement du projet de loi C-35 au Parlement et toute réglementation connexe qui pourrait définir plus précisément les obligations de conformité.